234937  Casud : Nathalie Bassire enfonce le clou 

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Casud : Nathalie Bassire enfonce le clou

On connaît la verve de Nathalie Bassire à vouloir faire disparaître la Casud et de l’inscrire dans la Civis. L’occasion encore une fois lui est donnée avec l’intention du maire de Saint-Joseph de prendre le large avec le maire de Saint-Philippe. Une occasion en or, donc, pour la députée de la 3ème circonscription qui n’a pas manqué d’écrire le 19 juillet à ce sujet au 1er ministre tel qu’il apparaît ci-dessous.

Je viens par la présente vous alerter sur la situation de profonde crise institutionnelle que connait la Communauté d’Agglomération du Sud (CASUD) à La Réunion, dont je suis conseillère communautaire, et qui regroupe les communes membres du Tampon, de Saint-Joseph, de l’Entre-Deux et de Saint-Philippe.

La situation s’est détériorée au fil du temps lors de la précédente mandature, sans que les services de l’Etat dans l’arrondissement n’aient semble-t-il pris la mesure objective et impartiale de la gravité de la situation, malgré plusieurs signaux d’alerte.

L’objectif de partager une vision commune de l’intercommunalité, fondée sur un projet de territoire et basée sur les valeurs de solidarité notamment envers les communes les plus modestes et de gouvernance partagée, vient de littéralement imploser.

Ce véritable « tsunami » politique est essentiellement imputable aux représentants de la majorité municipale de la Ville du Tampon, commune-centre, dont les décisions suivent, hélas, le fil conducteur d’une politique égoïste et isolationniste.

Un point de non-retour semble avoir été atteint ce mois de juillet 2020 puisque Monsieur le Maire de Saint-Joseph vient d’écrire à Monsieur le Préfet de La Réunion pour lui faire part de son intention de mettre en œuvre les nouvelles possibilités offertes par la loi Engagement et Proximité du 27 décembre 2019 : soit une scission de la CASUD, soit un retrait-adhésion à une autre communauté.

Il pourrait être suivi dans cette initiative par Monsieur le Maire de Saint-Philippe qui partage le souhait d’un pacte de gouvernance partagée fondé sur la solidarité entre les territoires, et non sur une simple logique comptable.

Il me semble urgent, dans l’intérêt supérieur de nos populations, que l’autorité préfectorale reprenne directement la main sur ce dossier et intervienne dans les meilleurs délais, afin de sortir du blocage institutionnel dans lequel le Président de la CASUD a plongé l’EPCI.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de mes salutations les plus cordiales.

le 22/07/2020 à 07h29min59s Lu 0 fois

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