Les fourmis auxiliaires des cultures

Depuis 1970, soit en 52 ans, 68 % de la biodiversité ont disparu du fait de l’activité humaine. Les scientifiques parlent de la 6ème extinction de masse.

Selon World Wildlife Fund (WWF), « La déforestation et la conversion de la nature en terres agricoles constituent la première cause de la perte de biodiversité sur Terre. Un tiers de la superficie des terres est aujourd’hui utilisé pour l’agriculture ou l’élevage, tandis que 75 % de l’eau douce disponible est destinée aux cultures ou au bétail […] »

Une agriculture certes nécessaire pour nourrir les milliards d’habitants que compte la terre mais une agriculture agressive et souvent basée sur la monoculture qui emploie à outrance des pesticides qui ne sont pas sans détruire tout sur son passage et empêche la biodiversité.

Face à cela depuis plusieurs décennies des mouvements se font entendre pour convaincre de revenir à une agriculture plus équilibrée, diversifiée et respectueuse de l’environnement en mettant en avant l’agroécologie.

Ce système préconise d’utiliser ce que la nature a de meilleur comme moyen de lutte. Il s’agit ici de faire l’assolement (laisser reposer la terre), d’appliquer la rotation des cultures (éviter de planter au même endroit la même variété) et surtout faire appel aux auxiliaires.

Les auxiliaires pour ceux qui font de l’agriculture biologique sont tout simplement des organismes vivants notamment des insectes qui de par leur prédation vont diminuer les ennemis des récoltes.

Parmi ces auxiliaires figurent les chrysopes et hémérobes, les coccinelles, les punaises prédatrices, les syrphes et bien d’autres encore allant de la mante religieuse en passant par les guêpes et des insectes parasitoïdes… sans oublier nos fameuses abeilles pollinisatrices.

Ce qu’on sait le moins c’est qu’une étude a démontré que les fourmis, elles aussi, pouvaient être des auxiliaires de l’agriculture.

Pour cela des chercheurs se sont intéressés à 26 espèces de fourmis notamment arboricoles et réparties sur 17 cultures.

Ils ont comparé celles où il y avait des fourmis d’avec celles où ces dernières étaient absentes.  

Il s’avère que là où se trouvaient des fourmis, les cultures étaient plus protégées contre les ennemis des plantes car celles-ci les chassent pour se nourrir.

Cette prédation des fourmis à l’égard des parasites de la culture n’empêche pas cependant la présence de certains ravageurs comme la cochenille, les pucerons qui sont protégés et élevés par les fourmis qui se nourrissent de leur miellat.

Mais on peut éviter que les fourmis les élèvent en mettant près de la fourmilière des substrats sucrés pour que les autres auxiliaires des cultures puissent faire leur travail de prédation écrit le The Royal Society Publishing sur son site.

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