Le virus en costume de fête d’Antoine Mellado

Il est très difficile de raconter l’art. Difficile de le comprendre mais il est aisé de le rencontrer au détour d’une salle d’exposition si tant est qu’on veuille bien se donner la peine de quitter la vision de notre quotidien.

Une balade sur la commune de Le Tampon, en centre-ville, notamment à la salle Beaudemoulin, permet ainsi de faire la connaissance d’Antoine Mellado et de son exposition « Virus en costume de fête ».

Étrange exposition que celle-ci qui met en valeur le malheur de l’homme.  Mais rien de pervers dans cette exposition.

L’artiste né en 1952, qui depuis douze ans est un professionnel dans le monde de la peinture, ne fait qu’exorciser cette période charnière du Covid-19 où le monde entier a dû se confiner.

« Une période très dure certes mais très riche du fait que je me suis mis alors à vouloir tout apprendre sur ce virus qui empêchait le monde de tourner en rond » explique l’artiste.  « J’ai pu voir au travers du travail des scientifiques l’ampleur du phénomène et m’inspirer des formes et couleurs de ces clichés pour à mon tour créer ».

L’artiste n’en est pas à son premier vernissage, lui qui s’inspire des poèmes, des textes pour donner libre cours à son imagination, lui qui qui a commencé par de l’aquarelle pour en venir à des techniques mixtes, a déjà exposé en France, en Italie et en Espagne.

Cette nouvelle exposition n’en est qu’une énième parmi tant d’autres où ses œuvres très colorées, très vivantes, très chatoyantes, sont représentées, couchées sur des anciennes paraboles qui retrouvent ici une seconde vie après qu’Antoine Mellado les eut transformées en supports sur lesquels il se laisse aller, voguer, voyager.

Les œuvres du plasticiens révèlent ainsi sa personnalité, celle d’un homme dont les origines familiales remontent à l’Espagne, plein de vie, de curiosité, qui après avoir bourlingué ici et là, qui après avoir enseigné en école primaire tant en métropole qu’à Mayotte ainsi qu’à La Réunion, qui après avoir tutoré des stagiaires de l’Éducation nationale,  s’est enfin posé là, pour regarder le monde sous un autre angle, celui du beau, du neuf, du métissage comme il apparaît au travers des formes, des couleurs, des matériaux qu’il utilise pour donner vie à ses œuvres, et appréhender le monde qui l’entoure.

L’exposition d’Antoine Mellado se fait en même temps que celle de Nahalah à la salle Rita et Charles Beaudemoulin du 06 au 10 septembre 2022.

L’entrée y est gratuite mais les photos ne sont pas autorisées afin de protéger les droits d’auteur.

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