Mayotte, de l’île aux parfums à l’île aux enfers

Mayotte, département français revendiqué par les Comores, est en train de s’embraser. Une guerre civile couve selon les élus Mahorais qui déplorent de plus en plus d’agressions d’individus hors de contrôle.

Une situation telle que le gouvernement a dépêché depuis La Réunion des forces du RAID pour faire face à l’émergence de groupuscules armés de machettes, de bâtons, de pistolets, qui n’hésitent plus à s’en prendre aux citoyens mahorais au point même de les tuer.

D’embuscades en embuscades, des groupes de jeunes s’affrontent et sèment ici et là la terreur à tel point que les élus locaux sont complètement dépassés.

Depuis le 12 novembre, date fatidique où un jeune homme de 20 ans a été assassiné à coup de machette, la situation n’a eu de cesse de s’empirer.

Les réactionnaires s’en prennent à tout ce qui bouge. Des lycéens ont été pris à partie dans des bus et certains ont été grièvement blessés. Un jeune a eu la main coupée à coup de machette.

Le 21 novembre un automobiliste a été poignardé et ses jours sont en danger.

La députée de Mayotte Estelle Youssouffa parle d’horreur, de barbarie et de terreur. Il faut dire que les émeutiers n’y vont pas de mains mortes. La députée fait état de maisons incendiées, de gens assassinés dont le corps a été découpé et les morceaux exposés sur les routes pour effrayer la population.

Un film d’horreur grandeur nature que semble ne plus pouvoir gérer l’État français dans un département dont la population est constituée semble-t-il – si l’on tient compte des propos de la députée – par plus de 50 % de Comoriens en situation irrégulière.

Une situation telle que certains Mahorais préfèrent fuir le département pour La Réunion et qui fait dire au maire de Mamoudzou, Ambdilwahédou Soumaila, cité par Imazpress que «depuis 15 ans, Mayotte l’île aux parfums est devenue l’île aux enfers » ».

Au-delà de ça c’est toute la légitimité de la France sur ce département qui est remis en cause si l’on regarde les revendications de Moroni sur ce bout de caillou, et le flux migratoire non contrôlé des Comoriens sur l’île aux parfums que semble encourager les autorités comoriennes pour remplacer la population locale mahoraise favorable à la France.

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