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Nouvelle-Calédonie : l’UC dénonce des violences par les forces françaises et ne rencontrera donc pas la mission de dialogue voulue par Macron

Le communiqué est sans appel. Dénonçant des exactions à l’égard des Kanaks de la part des forces de l’ordre et des militaires mais aussi des pro-français, l’Union Calédonienne, l’une des principales branches indépendantistes de Nouvelle Calédonie ne souhaite pas à l’heure actuelle rencontrer la mission de dialogue.

Ainsi l’Union Calédonienne écrit « Réuni en commission exécutive ce mercredi 05 juin, dans les conditions de réunions virtuelles, l’Union Calédonienne dénonce les répressions policières et militaires qui persiste depuis la levée de l’état d’urgence sans aucune retenue.

Le bilan du passage en force de l’État est de 7 morts, y compris 2 gendarmes. Plus de 500 arrestations. Des prisonniers déférés en France dans des conditions déplorables. Des conditions de détention au Camp-Est abominables, et des armes à feu en libre circulation dans les quartiers sud.

Le contexte actuel qui est devenu anxiogène pour l’ensemble de la population est dû au fait que l’État traite les événements de ces dernières semaines comme de simples émeutes urbaines et entend corriger cette situation par la violence policière et n’hésite pas à étouffer des affaires de déchainement de la milice pro-française, où sont impliqué des élus loyalistes, comme dernièrement le tabassage d’un policier Kanak.

Des tournées de terrain sont effectuées par nos responsables, mais la CCAT ne doit par porter seule toute cette violence, dont l’Union Calédonienne a tout mis en œuvre pour éviter. Malgré nos mobilisations pacifiques, l’État Macron et ses clones locaux n’ont pas saisi le message qui reste le même : «le retrait du projet de loi constitutionnel sur la modification du corps électoral ».

Il a été demandé de desserrer l’étau sur les barrages pour permettre les ravitaillements sur la grande terre, mais l’État Macron doit cesser tout de suite toute cette répression, la violence n’engendre que la violence, et ces dernières semaines, les ministres de l’intérieur et des armées prouvent à la communauté internationale, qu’ils ne sont pas en mesure d’assurer la sécurité des citoyens Français.

Les responsables de l’Union Calédonienne ne souhaite pas rencontrer la mission de dialogue présente en Kanaky dans ces conditions. En plus d’être sourd, l’État Macron envenime la situation par des pratiques coloniales. L’Union Calédonienne ne changera pas de cap et apporte son total soutien à tous ses élus à tous les niveaux.

Concernant les violences, le garde des sceaux a été saisi et sommes toujours dans l’attente de réponse. Mais à qui profite donc tous ces crimes ?

L’Union Calédonienne appelle à resserrer les rangs du peuple Kanak et à l’unification des indépendantistes. Aucunes discussions locales ou avec l’État Macron ne se reposeront sur le sacrifice de nos enfants tombés sans aucunes concessions de la part du colonisateur de la NC.

Au vu de tout ce manque de sécurité que l’État Français ne peut pas garantir, et des procédures administratives farfelues proposées par les services de l’État. L’Union Calédonienne alerte sur le fait que les conditions ne sont pas réunies pour que les élections européennes se tiennent normalement. Les maires Union Calédonienne apprécieront les situations locales en toute responsabilité.

C’est pourquoi l’Union Calédonienne exhorte l’État Macron à la raison pour qu’il s’assure que le calme revienne en stoppant immédiatement l’escalade.

La commission exécutive a validé la tenue du prochain comité directeur qui se tiendra le samedi 08 juin. Le lieu exact sera communiqué aux responsables des structures ».

Le président de l’Union Calédonienne

   Daniel Goa.

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