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La Nouvelle-Calédonie n’a jamais été française et l’État français l’a toujours su

Depuis le soulèvement du peuple Kanak en Nouvelle-Calédonie, en 1878, puis en 1988 et dernièrement en 2024, pour protéger leur identité et faire valoir par la même le retour de la Nouvelle-Calédonie aux Kanaks, terre dont ils ont été spolié depuis le 24 septembre 1853 par Napoléon III, la France s’entend, via le dégel du corps électoral – qui a par ailleurs déclenché les derniers soulèvements –  à maintenir ce territoire du Pacifique sous le joug du colonisateur français.

Mais cette idée de maintenir la Nouvelle-Calédonie sous le giron français ne date pas d’aujourd’hui, et bien que le gouvernement actuel tente par tous les moyens de discréditer les revendications des Kanaks en prétendant des ingérences étrangères, en accusant le CCAT d’être des groupes extrémistes l’idée de certains dirigeants de la France depuis toujours est bien de détruire la culture kanake et de la marginaliser. Ceci est d’autant plus vrai que Pierre Mesmer, alors 1er ministre, dans une lettre du 19 juillet 1972 (Qui sera la base d’une circulaire), écrivait à son secrétaire d’État aux DOM-TOM :

« La Nouvelle-Calédonie, colonie de peuplement, bien que vouée à la bigarrure multiraciale, est probablement le dernier territoire tropical non indépendant au monde où un pays développé puisse faire émigrer ses ressortissants.

Il faut donc saisir cette chance ultime de créer un pays francophone supplémentaire. La présence française en Calédonie ne peut être menacée, sauf guerre mondiale, que par une revendication nationaliste des populations autochtones appuyées par quelques alliés éventuels dans d’autres communautés ethniques venant du Pacifique.

À court et moyen terme, l’immigration massive de citoyens français métropolitains ou originaires des départements d’outre-mer (Réunion) devrait permettre d’éviter ce danger en maintenant et en améliorant le rapport numérique des communautés.

À long terme, la revendication nationaliste autochtone ne sera évitée que si les communautés non originaires du Pacifique représentent une masse démographique majoritaire. Il va de soi qu’on n’obtiendra aucun effet démographique à long terme sans immigration systématique de femmes et d’enfants.

Afin de corriger le déséquilibre des sexes dans la population non autochtone, il conviendrait sans doute de faire réserver des emplois aux immigrants dans les entreprises privées. Le principe idéal serait que tout emploi pouvant être occupé par une femme soit réservé aux femmes (secrétariat, commerce, mécanographie).

Sans qu’il soit besoin de textes, l’administration peut y veiller.

Les conditions sont réunies pour que la Calédonie soit dans vingt ans un petit territoire français prospère comparable au Luxembourg et représentant évidemment, dans le vide du Pacifique, bien plus que le Luxembourg en Europe.

Le succès de cette entreprise indispensable au maintien de positions françaises à l’est de Suez dépend, entre autres conditions, de notre aptitude à réussir enfin, après tant d’échecs dans notre Histoire, une opération de peuplement outre-mer. » 

Ainsi, les dirigeants français savaient pertinemment que la Nouvelle-Calédonie n’avait jamais été française, et qu’il importait de changer le cours de l’histoire en y faisant venir des Hexagonaux voire des Réunionnais pour rendre minoritaire les Kanaks, peuple premier, qui vivaient sur cette terre riche en nickel depuis plus de 3 000 ans.

Au 21ème siècle cette propension, de certains dirigeants français à vouloir persister à mettre en œuvre la circulaire Mesmer de 1972 et garder sous le joug des Européens une terre qui ne leur a jamais appartenu, constitue un non-sens qui ne peut aboutir in fine qu’a de graves conséquences. Ceux-ci, imbus d’eux-mêmes, irresponsables et insolents, mènent tout droit la France du mauvais côté de l’histoire.

Rendons la Nouvelle-Calédonie au Kanaks.   

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