Nouvelle-Calédonie : suspension du projet de loi constitutionnelle sur le dégel du corps électoral
Après avoir dissout l’Assemblée nationale et de ce fait convoqué de nouvelles élections législatives le 30 juin et 7 juillet 2024, le chef de l’État, Emmanuel Macron, a décidé ce jour de suspendre le projet de loi constitutionnelle modifiant le corps électoral en Nouvelle-Calédonie qui avait fait naitre la guerre civile le 13 mai sur l’archipel. Une guerre civile qualifiée d’émeute par les gouvernants pour masquer leur échec dans la gestion du dossier des accords de Nouméa.
Le président de la République qui a repris en main le dossier de la Nouvelle-Calédonie s’est justifié en ces termes lors de la conférence de presse de ce jour que « Le projet de loi constitutionnelle qui a été voté dans les mêmes termes par les deux chambres, j’ai décidé de le suspendre parce qu’on ne peut pas laisser l’ambiguïté dans la période ».
Emmanuel Macron entend au travers de cette décision « donner toute sa force au dialogue sur place et au retour à l’ordre ».
Avant même qu’il ne se soit prononcé sur cette suspension le Parti de Libération Kanak (PaLiKa) dans un communiqué faisait déjà savoir que « […] nous pouvons convenir ensemble que les élections européennes auront eu raison de la loi constitutionnelle qui est à l’origine des derniers évènements que connait le pays. Alors que les tergiversation ou de la surenchère alimentaient encore aujourd’hui le débat sur le sujet avec l’éventualité de la tenue du Congrès à Versailles et des élections en décembre 2024, il faut que chacun admette désormais que la loi constitutionnelle et le calendrier qui lui est adossé sont bel et bien caduques […] ».
