Nouvelle-Calédonie : Christian Tein et des cadres du CCAT incarcérés dans l’Hexagone
Après qu’ils furent arrêtés mercredi dans le cadre des émeutes survenues dans l’archipel le 13 mai 2024 dans le cadre du dégel du corps électoral en Nouvelle-Calédonie, plusieurs cadres de la Cellule de Coordination des Actions de Terrain (CCAT) ont été entendus par les autorités judiciaires.
Après leur mise en examen, un juge des libertés et détention de Nouméa a décidé de les placer en détention.
Cette détention à la surprise de leur avocat se fera pour certains d’entre eux dans l’Hexagone.
Ains Christian Tein doit être incarcéré à Mulhouse dans le Haut-Rhin.
Brenda Wanabo, chargée de communication de la CCAT, mère de trois enfants dont la plus jeune à 4 ans, sera en détention à Dijon.
Frédérique Muliava, directrice du cabinet de Roch Wamytan, président du Congrès de Nouvelle-Calédonie, sera détenue à Riom à Clermont-Ferrand.
D’autres personnes que les autorités françaises accusent d’être à l’origine des émeutes alors même que le ministre de l’Intérieur n’a pas su voir la crise à venir, connaîtront leur sort.
Parmi eux Gilles Joredi, Joël Tjibaou, petit-fils de Jean-Marie Tjibaou, assassiné en 1989 et qui était le président du FLNKS. Ce dernier pour le moment a été incarcéré à Nouméa.
Reste que si Gérald Darmanin a accusé le CCAT d’être une organisation mafieuse, celui-ci a toujours nié être à l’origine des troubles.
D’ailleurs c’est Christian Tein qui avait demandé d’être entendu par les gendarmes pour s’expliquer sur les faits reprochés.
Reste que ces incarcérations à tout va et aussi loin de leur terre natale ne sont pas pour calmer la situation explosive en Nouvelle-Calédonie. La France vient de créer des martyrs de la cause indépendantiste calédonienne.
