Les députés sont devenus fous
La France est devenue ingouvernable depuis que le président de la République, Emmanuel Macron, a décidé de dissoudre l’Assemblée nationale à la surprise générale.
Après les dernières élections, aucune majorité n’est présente dans l’hémicycle de l’Assemblée, et chacun donne du coude pour se faire entendre.
De son côté, Emmanuel Macron, dans ses prérogatives de chef d’État, plutôt que de se laisser dicter la conduite à suivre, a nommé un Premier ministre transpartisan et rodé aux jeux politiques en la personne de Michel Barnier, celui-là même qui a négocié le Brexit afin de minimiser la casse.
Mais la tâche n’est pas des plus simples pour cet homme de 73 ans, qui hérite d’une situation catastrophique en arrivant à Matignon.
En effet, ses prédécesseurs, dont l’ancien Premier ministre Gabriel Attal, lui ont laissé une ardoise de 3 228,4 milliards d’euros de dettes publiques, et bien qu’il ne soit là que depuis peu, certains l’accusent d’être à l’origine de ce déficit, sans doute pour botter en touche leurs propres incompétences.
Face à la situation, le nouveau Premier ministre s’est donc attelé à réassainir les comptes publics en prenant des mesures qui ne sont pas forcément populaires.
Une impopularité sur laquelle surfent les différents partis politiques présents à l’Assemblée nationale pour faire tomber Michel Barnier, si d’aventure celui-ci mobilisait le 49.3 pour faire passer les réformes.
Même si, au demeurant, aucun de ces partis n’a la formule magique pour redresser le pays, se mettant en avant à travers la démagogie, ils sont vent debout contre toute réforme, au point de paralyser le pays.
Une situation dangereuse, renforcée par un jeu dangereux de députés inconscients, en cette période de crise où les Français doivent faire face à un avenir incertain dans un monde où la géopolitique est plus qu’instable avec l’agression de la Russie contre l’Ukraine et l’arrivée de Trump à la Maison-Blanche, qui vient d’augmenter les droits de douane pour la Chine, le Canada et le Mexique, laissant présager une nouvelle guerre commerciale pouvant affecter l’Union européenne si ce dernier décidait aussi de sanctionner l’Union européenne.
