Réunion

Chikungunya : La Réunion passe au niveau 2B du dispositif ORSEC

3 cas de chikungunya ont été signalés à l’ARS La Réunion depuis août 2024. La majorité de ces cas a été recensée dans le sud de l’île.
Compte tenu de l’évolution de la situation et du risque d’épidémie dans les prochaines semaines, Gérard Cotellon, directeur général de l’ARS La Réunion, en accord avec Patrice Latron, préfet de La Réunion, a décidé d’activer le niveau 2B du dispositif ORSEC.

Ce niveau de lutte contre les arboviroses : « Intensification de la circulation virale autochtone et risque d’évolution en épidémie » correspond notamment à un renforcement des actions de salubrité publique et des actions partenariales avec les communes et intercommunalités.

Les équipes de l’ARS, en lien avec les services communaux, poursuivent quotidiennement leurs interventions de sensibilisation et de démoustication dans les quartiers concernés.

Les conditions météorologiques actuelles particulièrement propices à la prolifération des moustiques, renforcent l’urgence d’agir : l’engagement de chacun est essentiel pour éviter une épidémie de chikungunya alors même que la dengue continue à circuler dans l’île.

Situation épidémiologique au 17 décembre 2024

(Données Santé publique France au 17/12/2024)

Parmi les 53 cas de chikungunya recensés, quatre regroupements de cas (foyers) sont actuellement actifs :

  • sur la commune de l’Etang-Salé dans le quartier ravine Sheunon (27 cas), 
  • sur la commune de Saint-Paul, un dans le quartier des Aigrettes (7 cas) et l’autre à l’Ermitage (9 cas),
  • sur la commune du Tampon, à l’Ilet de Grand-Bassin,
  • un nouveau foyer a émergé sur la Ligne 400 situé sur les communes du Tampon et de Saint-Pierre.

Plusieurs cas isolés ont également été identifiés sur les communes de Saint-Pierre, du Tampon, de Saint-Louis lors de la dernière quinzaine.

Le nombre total de cas reste modéré et sans impact sanitaire à ce stade.

Parallèlement, la dengue continue à circuler à bas bruit sur l’île (18 cas signalés depuis fin août à Saint-Pierre, Saint-Joseph, Le Port et Saint-Paul), nécessitant une vigilance accrue face aux deux virus.

Activation du niveau 2B du dispositif ORSEC

Ce niveau d’alerte correspond à une « intensification de la circulation virale autochtone en prévision d’une évolution vers une épidémie » et prévoit notamment :

  •  Le renforcement des actions de salubrité publique et de lutte contre les moustiques sur toute l’île ;
  • Desactions partenariales de lutte renforcée avec les communes et les intercommunalités dans les zones de circulation du virus identifiées :
    • actions de salubrité et entretiens des espaces publics et privés (vid’ fond de cours, élagage, ramassage intensifié des déchets…), 
    • sensibilisation et mobilisation de la population, actions de traitement ;
  • L’identification de renforts mobilisables en situation épidémique pour des actions de lutte contre les gîtes larvaires et de traitement, la préparation de leur mobilisation éventuelle ;
  • Le renforcement de l’information des professionnels de santé ;
  • La vérification des stocks auprès des pharmaciens ;
  • Le renforcement dans les établissements de santé et médico-sociaux des actions de lutte contre les moustiques et de protection des usagers et des personnels.

L’implication des communes et des intercommunalités via leurs actions de salubrité publique contribue fortement à renforcer les actions de traitement et de sensibilisation menées par l’ARS. Cette mobilisation est aujourd’hui essentielle pour inverser la tendance d’épidémie. Les prochaines semaines seront en effet cruciales dans la lutte contre la propagation de la maladie.

Le plan de lutte contre les arboviroses : visuel niveau ORSEC arboviroses

Le plan de lutte contre les arboviroses (dengue, chikungunya, zika) est un dispositif spécifique du plan ORSEC départemental. 

Il décrit la stratégie et les moyens de lutte contre ces maladies transmises par les moustiques en fonction de différents niveaux de risque. 

Le plan comprend 5 niveaux. Le passage d’un niveau à l’autre et la coordination de la gestion de l’évènement sont assurés par : 
le directeur général de l’ARS : niveaux de veille (niveau 1) et d’alerte (niveau 2) ;

le préfet : à partir du déclenchement du niveau épidémique (niveaux 3 et plus).

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