Emmanuel Macron avait vu juste
Que l’on apprécie ou non Emmanuel Macron, force est de constater qu’il avait vu juste. Dès 2017, le chef de l’État français qualifiait l’OTAN de « cerveau mort ». Aujourd’hui, les faits semblent lui donner raison.
L’Alliance atlantique est grippée, tandis que les États-Unis, dirigés par un président milliardaire multipliant les provocations et nourrissant des ambitions expansionnistes – du Groenland au Canada –, mettent en péril l’unité des alliés. Cette situation renforce le constat dressé jadis par le général de Gaulle, qui voyait en l’OTAN un instrument d’influence américaine plus qu’un véritable partenariat stratégique.
Dans ce contexte, la prise de recul d’Emmanuel Macron et sa vision d’une Europe dotée d’une défense commune font de lui une figure clé de l’Union européenne. Sa position ferme sur l’Ukraine, en lutte acharnée contre l’agression russe menée par Vladimir Poutine, renforce encore son rôle sur la scène internationale.
Par son activisme diplomatique, le président français tente de redorer le blason de son pays, même si ses initiatives suscitent des critiques en interne. Certains, parmi la classe politique et la population, reprennent d’ailleurs les arguments du Kremlin, au risque de fragiliser l’unité européenne.
Qu’on l’admire ou qu’on le conteste, Emmanuel Macron fait preuve d’un courage politique hors norme dans ces heures très graves que la presse étrangère ne manque pas de souligner, malgré les difficultés qu’il rencontre sur le plan intérieur.
