Arnaque présumée sur le parking du centre commercial Casabona : méfiance autour de la cagnotte « Maël »
Le centre commercial Casabona, à Saint-Pierre, est connu pour son attractivité mercantile. Mais depuis quelque temps, une activité bien différente de celles des commerces attire l’attention sur son parking.
Une femme, d’une cinquantaine d’années, apparemment créole ou métropolitaine (de type « zoreille »), aborde les automobilistes avec un discours bien rodé. Elle sollicite des dons pour un certain « Maël », un enfant qu’elle dit gravement malade. Selon ses dires, cette cagnotte serait une initiative de voisins inquiets, désireux de soutenir la famille.
Cependant, plusieurs éléments sèment le doute sur la véracité de cette collecte. À chaque fois qu’on lui demande si les parents ont alerté les autorités, lancé un appel officiel ou mis en place une cagnotte en ligne, la femme reste évasive. Elle affirme que la mère, « trop meurtrie », refuse toute médiatisation : ni nom de famille, ni photo de l’enfant, ni diffusion sur Internet, radio ou presse.
Elle refuse également de communiquer l’adresse des parents, et invite les donateurs à remettre de l’argent en espèces ou par chèque, sans mentionner de structure associative ou d’organisme agréé.
Parfaitement bilingue en créole et en français, cette femme adapte son discours selon les interlocuteurs, avec aisance et persuasion. Mais à bien y regarder, son récit souffre de nombreuses incohérences. Son engagement paraît flou, et l’absence totale de transparence laisse penser à une escroquerie basée sur l’émotion et la compassion.
Appel à la vigilance
Aucun élément ne permet aujourd’hui de vérifier l’existence de l’enfant « Maël », ni la légitimité de cette collecte. Les autorités locales sont invitées à se saisir de la situation afin d’éviter que d’éventuelles victimes ne tombent dans le piège de cette arnaque potentielle.
La solidarité est précieuse, mais elle ne doit jamais se faire au détriment de la prudence. Méfiez-vous des cagnottes non officielles, surtout en l’absence de preuves ou de relais institutionnels.
