Saint-Pierre : un samedi bordélique sans nom
Ce samedi, Saint-Pierre ambitionnait d’être la ville la plus attractive du département avec sa braderie, son marché forain impressionnant et les manifestations de la communauté tamoule.
Un beau programme en soi, mais qui a laissé plus d’un sceptique quant à la gestion de la circulation.
Car il faut le reconnaître : aussi charmante soit-elle, Saint-Pierre souffre d’une congestion chronique.
Les embouteillages y sont déjà redoutables en temps normal, mais ce jour-là, avec la braderie et les différentes processions, la situation semblait totalement hors de contrôle.
À tel point qu’on percevait la nervosité des agents chargés de la circulation, visiblement dépassés par les événements – et ce, rien que dans la descente de la rue Suffren.
En arrivant sur le boulevard Hubert-Delisle, en bord de mer, c’était le chaos total. Même les pompiers, sirènes hurlantes, ne parvenaient pas à se frayer un chemin tant la circulation était saturée et surtout, tant la municipalité semblait ne pas avoir anticipé les processions religieuses, pourtant incontournables dans la culture locale.
Dans les deux sens, sur le boulevard du front de mer, tout était paralysé et sur certains parking des conducteurs ont failli en venir aux mains.
Si le spectacle des processions était grandiose, il révélait en filigrane un certain amateurisme dans la gestion de la circulation de la part de la municipalité, difficile à ignorer.
