Nouvelle-Calédonie : des juges ordonnent la libération de Christian Tein et d’autres indépendantistes kanak
Alors que Gérald Darmanin, alors ministre de l’Intérieur, qualifiait le CCAT de « mafieuse, violente » commettant « des pillages, des meurtres » et que Sonia Backès responsable des Loyalistes traitait Christian Tein, leader indépendantiste kanak et président du Front de Libération Kanak et Socialiste (FLNKS), de « terroriste » fait pour lequel elle est poursuivie devant le tribunal de Paris, les juges du tribunal judiciaire de Paris ont ordonné ce mardi sa libération. Christian Tein était jusqu’alors emprisonné dans l’Hexagone.
Après une enquête approfondie, les juges ont révélé qu’il n’avait pas été établi que Christian Tein avait organisé des attroupements armés ou des préparations à cet effet. De plus, l’examen des outils informatiques confisqués dans le cadre de l’enquête n’a pas non plus révélé d’éléments incriminants à son encontre. Les écoutes menées après la levée de son assignation en juillet 2024, lors de la visite d’Emmanuel Macron en Nouvelle-Calédonie, suggèrent même que Christian Tein avait appelé au calme tout en se rendant sur les barrages.
Cette ordonnance de libération concerne également Dimitri Qenegei, Guillaume Vama et Erwan Waetheane.
Si cette ordonnance permet leur libération, elle leur interdit d’entrer en communication avec les personnes impliquées dans le dossier, ainsi que de se rendre en Nouvelle-Calédonie.
Le parquet a décidé de faire appel de cette décision.
