Politique

Fin des 35h et suppression de la 5ème semaine de congés : des propositions qui agitent le débat

Le sujet est sur toutes les lèvres et pourrait bientôt être soumis au vote des députés : la fin des 35 heures et la suppression de la cinquième semaine de congés payés.

Après les annonces chocs du Premier ministre François Bayrou pour redresser des finances publiques lourdement impactées par un déficit de 3 300 milliards d’euros – sans pour autant toucher aux « extra-riches » – des politiciens ont pris le relais. Leur cible : les 35 heures, jugées obsolètes, et la remise en question de la cinquième semaine de congés payés, instaurée en 1982.

Concernant les 35 heures hebdomadaires, la première offensive est venue de Mathieu Lefèvre, député Renaissance. Sur TF1 ce jeudi, il a affirmé qu’« il faudra mettre fin aux 35 heures dans ce pays et laisser la liberté aux entreprises de s’organiser, en lien évidemment avec leurs salariés ». Dans la foulée, Sophie Primas, porte-parole du gouvernement, en a rajouté une couche sur LCI, déclarant : « À titre personnel et comme membre de LR, oui, clairement, je partage son point de vue. »

Bien que s’exprimant à « titre personnel », cette dernière a contribué à tendre l’atmosphère de révolte qui pointe à l’horizon en France, qualifiant la réforme voulue sous Lionel Jospin en 1998 de « boulet ».

Quant à la suppression de la cinquième semaine de congés payés, un acquis de 1982 obtenu par la gauche, c’est la ministre du Travail en personne, Astrid Panosyan-Bouvet, qui l’a évoquée. Elle a d’abord déclaré vouloir « rechercher […] un objectif d’incitation à augmenter le temps de travail, dans un contexte où déjà quatre salariés sur dix font des heures supplémentaires, avec par exemple la possibilité de monétiser la cinquième semaine de congés payés ». Puis, après un désaveu du ministre de l’Économie, Éric Lombard, elle a réitéré ses propos auprès de la presse nationale. Elle a fait allusion à un travailleur qui « déciderait de son plein gré de ne pas prendre la 5e semaine de congés payés, que celle-ci lui soit « rachetée » par son entreprise », à l’image des RTT.

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