Du sable blanc importé pour les nouveaux terrains de beach-volley et beach-soccer
L’Étang-Salé, La Réunion — Le projet d’aménagement de terrains de beach-volley et de beach-soccer sur l’île a suscité des questions de la part du public. Pour répondre aux interrogations concernant le choix d’utiliser du sable blanc importé plutôt que le sable noir naturellement présent sur la plage, la collectivité en charge du projet a tenu à apporter des éclaircissements.
Confort, sécurité et conformité : les raisons du choix
Le sable blanc a été privilégié pour plusieurs raisons, jugées essentielles pour la pratique sportive.
Premièrement, le confort thermique. Le sable noir, sous le soleil réunionnais, peut atteindre des températures très élevées, le rendant potentiellement dangereux pour les joueurs (risques de brûlures et d’inconfort). Le sable blanc, en réfléchissant la lumière, reste beaucoup plus frais, ce qui permet une utilisation sécurisée et continue des terrains tout au long de l’année.
Deuxièmement, la conformité aux standards internationaux. Les fédérations mondiales de beach-volley (FIVB) et de beach-soccer (FIFA) recommandent l’usage de sable clair, lavé et exempt de particules coupantes. Le sable blanc correspond parfaitement à ces critères, offrant une surface de jeu souple, propre et homogène. Ce choix vise à valoriser l’île de La Réunion en tant que destination pour des compétitions ou des stages internationaux, renforçant ainsi son attrait sportif et touristique.
Un projet respectueux de l’environnement
L’emplacement des terrains a été choisi avec soin. L’équipement sera installé en dehors de la zone protégée des filaos, suivant les prescriptions de l’ONF (Office National des Forêts) et de la DEAL (Direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement).
Après de nombreuses études et discussions avec des architectes, des bureaux d’études, des représentants de l’État et les associations sportives locales, le sable blanc a été jugé comme la solution la plus adaptée en termes de confort, de sécurité et de durabilité pour le site. L’objectif n’est pas de dénaturer le lieu, mais d’offrir aux sportifs des conditions de jeu respectueuses et aux normes internationales.
Le marché public, d’un coût total de 460 000 euros, a fait l’objet d’un appel d’offres. L’entreprise retenue a choisi de s’approvisionner en sable blanc à l’international, en accord avec les prescriptions techniques et réglementaires.
