Jean-Hugues Ratenon appelle à une réponse urgente face à l’explosion du trafic de drogue à La Réunion
Saint-Denis, La Réunion – Jean-Hugues Ratenon, député de La Réunion, tire la sonnette d’alarme après une rencontre avec le directeur des douanes, Nicolas Le Gall. Selon lui, le trafic de drogues dures a atteint un niveau alarmant, faisant de l’île une cible privilégiée pour les réseaux criminels. Le député estime qu’une réponse plus forte et plus rapide de l’État est nécessaire pour enrayer ce phénomène.
Le communiqué du député fait état de chiffres de saisies « sans précédent » entre janvier et août 2025. Parmi les interceptions marquantes, on note 31 kg de résine de cannabis, d’une valeur marchande estimée à 1,3 million d’euros, ainsi que de la cocaïne transportée par des « mules » à raison de 5,5 kg par personne. Les services douaniers ont aussi mis la main sur 172 310 euros en espèces sur un seul individu. Ces résultats sont le fruit du travail coordonné de la police, de la gendarmerie, des douanes et de la justice, dont le député salue l’efficacité.
Cependant, face à l’ampleur du problème, Jean-Hugues Ratenon insiste sur la nécessité de « passer à la vitesse supérieure ». Il renouvelle ses demandes à l’État, notamment le renforcement de la coopération régionale avec la création d’une douane de la Commission de l’océan Indien (COI) et un meilleur partage d’informations entre les différents États. Il demande également une augmentation significative des moyens logistiques, en insistant sur l’arrivée prochaine d’un scanner de haute capacité, mais aussi sur l’acquisition de drones et de vedettes pour renforcer la surveillance des ports et des aéroports.
Le député appelle par ailleurs à la création d’une unité spécialisée dans le cyber-renseignement pour traquer les trafics sur les réseaux sociaux. Enfin, il met l’accent sur la prévention, exhortant l’Éducation nationale à mettre en place un programme de sensibilisation renforcé pour les jeunes.
Pour le député, « la drogue dure est en train de gangréner notre société ». Il insiste sur le fait qu’il est encore temps d’agir, mais que cela requiert une mobilisation totale et une volonté politique forte, car il s’agit d’une « urgence sociale, sanitaire et sécuritaire ».
