Saint-Denis : L’État intensifie la lutte contre l’usage de stupéfiants
Saint-Denis, La Réunion – Une opération de contrôle s’est tenue ce jeudi 4 septembre à Saint-Denis, marquant la détermination de l’État à renforcer la lutte contre les stupéfiants à La Réunion. En présence de Vincent Bernard-Lafoucrière, sous-préfet et directeur de cabinet du préfet, cette action s’inscrit dans une stratégie globale visant à la fois les trafiquants et les consommateurs.
L’objectif principal est de « frapper les trafiquants, mais aussi responsabiliser les consommateurs, car la demande nourrit l’offre », comme le souligne la préfecture dans un communiqué. Les autorités mettent en avant l’utilisation de l’amende forfaitaire délictuelle (AFD) pour usage de stupéfiants, un outil de répression immédiate. Les chiffres témoignent de cette politique plus répressive : 1 626 AFD ont été dressées depuis le début de l’année 2025, soit une augmentation de 91 % par rapport à 2024 et de 660 % par rapport à 2022.
Le montant de l’amende s’élève à 200 €, pouvant être réduit à 150 € en cas de paiement rapide ou majoré à 450 € en cas de non-paiement. La préfecture rappelle que cette amende est inscrite au casier judiciaire, envoyant un « signal clair » que l’usage de drogue n’est pas toléré sur l’île.
Cette stratégie vise à sanctionner directement les consommateurs, considérés comme finançant les réseaux de trafics. L’État entend ainsi « protéger notre jeunesse, en luttant contre la banalisation de la consommation » tout en permettant à la justice de se concentrer sur les trafiquants. La lutte contre les stupéfiants, au même titre que celle contre les bandes, reste une priorité pour le préfet de La Réunion, qui se dit « ferme pour la sécurité, la santé publique et la protection des Réunionnais ».
