Politique

Municipales au Tampon : l’inutilité de l’opposition

Depuis 1983, l’opposition n’est jamais parvenue à renverser la majorité d’André Thien Ah Koon à la tête de la ville du Tampon.

Même lorsqu’il fut contraint de quitter le pouvoir après sa condamnation le 23 mai 2024 (huit mois de prison avec sursis, 10 000 € d’amende et cinq ans d’inéligibilité), il était hors de question pour lui de jeter l’éponge. En passant le flambeau à son fils, Patrice Thien Ah Koon, devenu maire le 24 juin de la même année avec 41 voix contre 7 bulletins blancs et un nul, l’homme fort du Tampon a montré qu’il ne laisserait pas les rênes de la ville à n’importe qui.

Pourtant, en démocratie, chaque citoyen est libre de se présenter à une élection. Au Tampon, les candidats, bien que rares, existent. Certains ont même décidé de se lancer dans la bataille des municipales de 2026. Mais c’est peu dire que leur défaite est jouée d’avance.

Si Patrice Thien Ah Koon peut sembler illégitime aux yeux de certains, il n’en reste pas moins qu’il perpétue la gestion de la ville voulue par son père. L’un de ses plus grands « coups d’éclat » ? La nouvelle horloge de Bois-Court et sa plateforme de verre, deux œuvres d’art uniques sur l’île. Ces créations attirent des milliers de visiteurs, ravis d’admirer la singularité de la commune.

À ce jour, l’opposition ne peut se targuer d’avoir su mettre en valeur la ville du Tampon. Elle aura beau parler de logement, de sécurité, ou de mobilité durable, l’équipe en place a déjà tout prévu : la construction de 16 000 logements, des rondes d’« agents de médiation » qui ressemblent sous certains aspects à une milice, ou encore la création d’un hypothétique téléphérique reliant Le Tampon à Saint-Pierre.

Ce sont là des idées qui n’apportent rien de nouveau à l’échiquier politique tamponnais. Elles n’aveuglent personne et soulignent, une fois de plus, l’inutilité de l’opposition à se présenter.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *