Le collectif « Les enfants invisibles » appelle à la mobilisation pour les élèves en situation de handicap privés d’AESH
Saint-Denis, septembre 2025 — Le collectif « Les enfants invisibles 974 » lance un appel solennel à la mobilisation en octobre prochain devant les grilles de l’Académie de La Réunion. Parents, familles, enseignants et citoyens dénoncent « l’abandon » et le « mépris » ressentis face à l’absence d’AESH (Accompagnants d’élèves en situation de handicap) pour de nombreux enfants porteurs de handicaps.
L’action prévue se veut à la fois symbolique et percutante : des sacs d’écoliers vides seront déposés devant l’Académie. « Ces sacs vides porteront la voix de ceux que l’on ne veut pas entendre », explique le collectif. Ils incarneront l’absence d’accompagnement, de moyens et de respect, mais aussi la volonté de rappeler que ces enfants ne sont pas des oubliés et encore moins des invisibles.
Le mouvement invite toutes les familles à participer, y compris celles qui ne pourraient être présentes physiquement, en confiant un sac à un proche ou à un voisin. « Un sac vide égale un enfant oublié. Des dizaines, des centaines de sacs, c’est un peuple qui se lève et qui refuse l’injustice », souligne le communiqué.
Le collectif demande au recteur de l’Académie de venir à la rencontre des parents le jour de l’action. « Nous exigeons qu’il nous regarde en face, qu’il nous écoute, qu’il entende nos revendications et notre détresse », insistent les organisateurs, qui affirment ne pas vouloir « reculer, abandonner ou se taire ».
À l’issue de cette mobilisation, un rassemblement est prévu au parc de la Trinité. Le collectif en appelle à l’ensemble des associations, collectifs et citoyens solidaires pour relayer le message et donner de la force à ce mouvement, présenté comme une démarche collective dépassant la seule cause parentale.
Pour « Les enfants invisibles », il s’agit avant tout de rappeler que l’accès à l’école de la République est un droit fondamental et que les enfants en situation de handicap doivent cesser d’être laissés pour compte.
(Image : page Facebook du collectif « Les enfants invisibles 974 »)
