Sainte-Suzanne : Maurice Gironcel condamné
Maurice Gironcel, maire de Sainte-Suzanne, président de la CINOR et du Syndicat intercommunal de l’électricité de La Réunion (SIDÉLEC), a été condamné ce jeudi par le tribunal correctionnel de Paris à cinq ans de prison, dont trois avec sursis, cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, ainsi qu’à 60 000 € d’amende.
L’élu a annoncé avoir interjeté appel. Dans un communiqué, il déclare :
« Je prends acte et je conteste la décision rendue ce 25 septembre 2025. Mes conseils ont déjà interjeté appel. En effet, je tiens à rappeler que cette décision rendue en première instance, assortie d’une exécution provisoire partielle, n’est pas définitive et ne présume en rien pour l’avenir. Je continue donc à assumer pleinement mes mandats de maire de Sainte-Suzanne, président de la CINOR et président du SIDÉLEC. Je veux dire avec force à la population de Sainte-Suzanne, aux habitants du Nord et à l’ensemble des Réunionnaises et Réunionnais que rien ne changera dans mon engagement. Avec mes équipes, nous restons mobilisés pour assurer la continuité des services publics, poursuivre les projets engagés et défendre la dignité et l’avenir de notre territoire. Militant du Parti communiste réunionnais, je n’ai jamais baissé les bras et reste résolument tourné vers l’avenir. Avec détermination, je continue à servir Sainte-Suzanne, le Nord et La Réunion. Le combat continue ! »
L’homme politique a été condamné dans le cadre d’un projet d’électrification rurale mené par le SIDÉLEC, dont il est président. Après examen des appels d’offres, plusieurs anomalies ont été constatées. L’enquête a mis en évidence un système d’entente entre différentes entreprises du BTP. Ces faits ont été confirmés par Yves Gigan, directeur général du SIDÉLEC. Maurice Gironcel est alors soupçonné d’avoir laissé faire.
