Saint-Pierre : Ruth Dijoux, crée une Union inédite pour “faire gagner la ville”
Ruth Dijoux, candidate aux municipales de 2026, a présenté dimanche 5 octobre 2025 les grandes lignes du projet de “l’Union des Saint-Pierrois”, fruit de plusieurs mois de consultation citoyenne et du rassemblement de plusieurs forces progressistes. Une alliance inédite, ambitieuse et revendiquée comme “une Union dès le premier tour” pour redonner confiance aux électeurs sur Saint-Pierre.
C’est un appel à l’unité “authentique et sincère” que Ruth Dijoux a réitéré ce jour lors de la conférence de presse de l’Union des Saint-Pierrois. Autour d’elle, des représentants de Saint-Pierre Plus Verte, des écologistes, du Parti socialiste et du mouvement Endemik, unis pour porter un projet co-construit avec la population et tourné vers l’avenir.
« Les jeux de stratégie politique n’intéressent plus les citoyens, a-t-elle affirmé. Le taux d’abstention élevé et la montée des extrêmes traduisent une demande claire : celle d’une politique éthique, de terrain et de projets. »
Une Union pour le changement et la clarté
Face à un paysage politique fragmenté, l’Union des Saint-Pierrois se veut une réponse à la lassitude électorale. « Les électeurs ont besoin d’une ligne claire », a insisté Ruth Dijoux. Cette coalition, présentée comme une union de conviction plutôt qu’une union de circonstances, revendique le dépassement des clivages et des “guerres claniques” au profit d’un engagement collectif autour de valeurs progressistes.
Un projet citoyen, concret et ambitieux
Issu d’une consultation citoyenne menée pendant plusieurs mois, le projet présenté touche à l’ensemble des domaines de compétence communale : éducation, action sociale, aménagement du territoire, économie, environnement, sécurité et ressources humaines.
Sur le plan éducatif, l’Union propose la mise en place d’un Projet Éducatif Global (PEG) en partenariat avec l’Éducation nationale, la formation des personnels municipaux volontaires et une meilleure coordination avec les associations. « Nos enfants sont l’avenir de Saint-Pierre. Il nous appartient de leur donner de l’ambition et les moyens de leurs ambitions », a déclaré la candidate.
Solidarité et proximité au cœur du projet
Les actions sociales occuperont également une place majeure. L’Union entend renforcer la coordination entre le CCAS et le Département, améliorer la communication entre les acteurs de terrain et soutenir les initiatives locales en faveur des plus vulnérables : personnes âgées, en situation de handicap ou en grande précarité.
« Trop d’acteurs nous ont signalé un manque de cohérence entre les collectivités. Il est temps de travailler ensemble », a-t-elle souligné.
Redynamiser le centre-ville et repenser l’aménagement
Autre priorité : le développement économique et la revitalisation du centre-ville, touché par une forte désertification commerciale. L’Union mise sur le dialogue avec les commerçants et la création de conditions favorables à l’activité locale.
En matière d’aménagement du territoire, le projet prévoit la relance de l’habitat, la mobilisation d’un agent dédié au logement, et une meilleure répartition des espaces culturels, sportifs et économiques. « Les quartiers ne doivent plus être laissés à l’abandon », a insisté Ruth Dijoux, annonçant également la relance des activités culturelles et sportives interquartiers et des permanences d’élus de proximité.
Sécurité, environnement et mobilité : des priorités transversales
La question de la sécurité est abordée avec la volonté de renforcer la prévention, de déployer de nouvelles caméras et de recruter des agents de médiation dans les quartiers. L’éducation au civisme et au respect fera partie intégrante du Projet Éducatif Global.
Les enjeux environnementaux et de mobilité seront également au cœur du programme, avec les contributions de Geneviève Payet et Pascal Basse, chargés d’élaborer des propositions concrètes sur ces thématiques structurantes.
Une gestion moderne et équitable des ressources humaines
Fait rare dans un programme municipal, l’Union des Saint-Pierrois aborde également la gestion des ressources humaines. Ruth Dijoux souhaite instaurer une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) au service de la performance publique et de l’égalité de traitement entre agents.
“Une Union historique à Saint-Pierre”
« Nous ne craignons pas de dévoiler nos propositions dès aujourd’hui, car nous savons que nous avons les compétences pour les mettre en œuvre », a affirmé la porte-parole, rappelant que la dernière véritable liste d’union remontait à celle d’Élie Hoarau en 2008.
Dix-sept ans plus tard, Ruth Dijoux revendique une “Union historique”, rassemblant autour d’elle le PS, le PCR, Place Publique, Endemik, les écologistes réunionnais, le parti Ékilibre et des représentants de la société civile.
« Notre légitimité tient de notre expérience, de notre travail collectif et de notre engagement pour l’intérêt général. Nous serons l’alternative à un choix par défaut. Nous sommes prêts », a-t-elle conclu sous les applaudissements.
