Nouvelle-Calédonie : le FLNKS implose
Fer de lance de l’indépendance en Nouvelle-Calédonie, le Front de Libération Nationale Kanak et Socialiste (FLNKS), créé en 1984 pour devenir le principal porte-parole du mouvement indépendantiste kanak, est aujourd’hui en pleine implosion.
Constitué à l’origine de l’Union calédonienne (UC), du Parti de libération kanak (Palika), du Parti socialiste calédonien (PSC) et de l’Union progressiste mélanésienne (UPM), le mouvement ne cesse de se réduire comme peau de chagrin.
Après le départ du Palika le 14 novembre 2025, c’est désormais au tour de l’UPM de claquer la porte ce jour.
Les représentants des deux formations justifient leur décision par l’essoufflement et la perte de sens du FLNKS. Pour Charles Washetine (Palika), il n’y avait plus de « débat contradictoire » en interne. De son côté, l’UPM estime que « les conditions ne sont plus réunies pour porter, au travers de l’outil FLNKS, la trajectoire devant mener (…) le pays à la pleine souveraineté ». Victor Tutugoro dénonce même « une mouvance indépendantiste dont une partie s’est largement radicalisée ces derniers temps au travers de l’outrance et de la menace ».
Les deux mouvements ayant quitté le FLNKS se sont désormais rangés derrière l’Union nationale pour l’indépendance (UNI) et affirment soutenir les accords de Bougival.
