Réunion

Mpox à Madagascar : vigilance renforcée à La Réunion face à la recrudescence des cas

Depuis le 16 décembre, Madagascar fait face à une recrudescence de cas de Mpox, anciennement appelé variole du singe. Cinq premiers cas ont été confirmés dans la région côtière de Mahajanga, située au nord-ouest du pays. Depuis, une centaine de cas suspects et une dizaine de cas confirmés ont été recensés, faisant de cette zone l’épicentre actuel de l’épidémie.

À ce jour, aucun cas n’a été détecté à La Réunion. Toutefois, face à la proximité géographique et aux échanges réguliers entre les deux territoires, l’Agence Régionale de Santé (ARS) de La Réunion a décidé de renforcer ses mesures de vigilance et de prévention.

Une maladie virale aux symptômes caractéristiques

Le Mpox est une maladie infectieuse causée par le virus Monkeypox. Elle se manifeste principalement par une éruption cutanée qui peut toucher le visage, la région ano-génitale, les paumes des mains et les plantes des pieds. Les lésions peuvent également s’étendre à l’ensemble du corps et aux muqueuses, et s’accompagnent parfois de démangeaisons.

Avant ou pendant l’éruption, les personnes infectées peuvent ressentir une fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires ou encore un gonflement des ganglions. La maladie évolue généralement de façon favorable et dure le plus souvent entre deux et trois semaines.

Des modes de transmission bien identifiés

La transmission du Mpox se fait principalement par contact direct avec les lésions cutanées ou les muqueuses d’une personne malade. Elle peut également survenir de manière indirecte, via des objets ou surfaces contaminés, tels que le linge, la literie ou la vaisselle.

Selon les experts, la transmission par gouttelettes (salive, éternuements, postillons) reste très marginale. Une personne est contagieuse dès l’apparition des premiers symptômes et jusqu’à la cicatrisation complète des lésions. Une période d’isolement de trois semaines est recommandée afin de limiter la propagation du virus.

Une surveillance accrue à La Réunion

L’ARS de La Réunion, en lien avec les autorités sanitaires françaises, est en contact permanent avec les autorités malgaches afin de suivre l’évolution de la situation. Dès l’annonce des premiers cas à Madagascar, les professionnels de santé réunionnais ont été sensibilisés pour renforcer leur vigilance face à tout patient présentant des symptômes évocateurs.

Tout cas, même suspect, doit être signalé à l’ARS. Par ailleurs, une campagne d’information est menée en collaboration avec les compagnies aériennes afin de sensibiliser les passagers se rendant à Madagascar ou en revenant.

Des consignes claires pour les voyageurs

Toute personne ayant récemment voyagé à Madagascar et présentant une fièvre associée à une éruption cutanée avec des vésicules est invitée à contacter rapidement son médecin traitant ou le SAMU (centre 15). Elle doit également s’isoler et éviter tout contact rapproché en attendant un avis médical.

Pour les voyageurs se rendant à Madagascar, les autorités sanitaires rappellent l’importance de respecter les gestes barrières : se laver fréquemment les mains, éviter les contacts étroits avec des personnes présentant une éruption cutanée, ne pas toucher les objets potentiellement contaminés et éviter tout contact avec les animaux, notamment les rongeurs.

Face à cette situation, les autorités appellent à la vigilance sans céder à la panique, rappelant que des mesures simples permettent de réduire efficacement les risques de transmission.

(image d’illustration)

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