Réunion

Neuf ruches dérobées à Saint-Louis : les apiculteurs confrontés à une recrudescence des vols

Un nouveau vol de ruches vient frapper la filière apicole réunionnaise. À Saint-Louis, hier, un apiculteur de 64 ans et son fils ont découvert, au petit matin, la disparition de neuf ruches installées sur leur exploitation.

Selon les premières informations, les victimes venaient récemment d’acquérir ce cheptel et projetaient de développer une activité de transhumance apicole. Durant la nuit, les ruches ont été emportées sans laisser de traces, anéantissant en quelques heures plusieurs mois d’investissement et de travail.

Ce type de vol n’est malheureusement pas inédit à La Réunion. Depuis plusieurs années, les apiculteurs de l’île alertent sur une multiplication des disparitions de ruches, un phénomène particulièrement pénalisant pour une filière déjà fragilisée.

Au-delà de la perte matérielle, ces actes compromettent la production de miel et la pérennité des exploitations concernées. Pour de nombreux professionnels, il s’agit d’un préjudice économique majeur dont il est difficile de se relever.

Paradoxalement, la détention et le déplacement des ruches sont soumis à une réglementation stricte. Sous le contrôle des services de l’État, notamment de la préfecture, tout apiculteur — même possesseur d’une seule ruche — est tenu de déclarer son activité afin de prévenir la propagation des maladies apicoles.

Les mouvements de cheptels, tout comme la vente d’abeilles ou la commercialisation du miel, font également l’objet d’un suivi réglementaire précis. Dans ce contexte, certains professionnels s’interrogent sur la facilité avec laquelle des ruches volées pourraient être réintroduites dans les circuits de production.

Face à la répétition de ces faits, les acteurs de la filière appellent à un renforcement des contrôles et des moyens de lutte contre ce type de délinquance. Ils souhaitent une mobilisation accrue des autorités afin d’endiguer un phénomène qui menace directement l’activité apicole locale.

Pour les victimes, une certitude demeure : au-delà du vol matériel, c’est avant tout le fruit d’un engagement de longue haleine qui disparaît.

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