La France va participer à la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël contre l’Iran
La guerre déclenchée par les États-Unis et Israël contre l’Iran — lequel affirme n’avoir fait que se défendre en tentant de frapper des bases américaines situées sur le sol de pays arabes qui les hébergent — semble désormais s’étendre inexorablement. Des frappes aux résultats parfois hasardeux, où l’on voit des missiles atteindre des immeubles civils ou encore les abords de l’aéroport de Dubaï, illustrent déjà les dérives prévisibles d’un conflit présenté comme « ciblé ».
C’est dans ce contexte que la France s’est dite prête à collaborer avec les pays du Golfe et la Jordanie. Et ce, selon les mots du ministre des Affaires étrangères, Jean‑Noël Barrot, « conformément aux accords qui la lient à ses partenaires et au principe de légitime défense collective ».
Un discours désormais bien rodé, destiné à préparer l’opinion publique à l’implication progressive de la France dans un conflit dont elle n’est pourtant pas à l’origine. Une manière, en somme, de faire avaler la pilule à des Français qui n’ont jamais exprimé le souhait de voir leur pays associé à une nouvelle escalade militaire initiée par Washington et Tel-Aviv — quand bien même nombre d’entre eux ne nourrissent aucune sympathie particulière pour un régime accusé de réprimer durement sa propre population.
