Saint-Joseph : un trafiquant de zamal récidiviste interpellé et incarcéré
Un homme déjà condamné pour trafic de stupéfiants en 2024 a de nouveau été arrêté dans le Sud de l’île après avoir repris ses activités illégales quelques mois seulement après sa condamnation. Les gendarmes ont mis fin à un trafic local de cannabis qui alimentait plusieurs consommateurs du secteur.
Selon les informations communiquées par les forces de l’ordre, l’individu avait été condamné en mars 2024 par le tribunal judiciaire de Saint-Pierre pour des faits similaires liés à la vente de cannabis. Malgré cette condamnation, il aurait repris son activité dès juin 2024 en proposant de l’herbe de cannabis à la vente sur le réseau social Facebook.
Alertés par ces annonces, les militaires de la communauté de brigades (COB) de Saint-Joseph ont ouvert une enquête. Les investigations menées ont rapidement permis de mettre au jour un système de revente bien organisé. Les enquêteurs ont notamment découvert une culture de cannabis installée dans le jardin du suspect, ainsi qu’un dispositif de livraison destiné à alimenter les consommateurs de son quartier.
Au fil des investigations, plus d’une centaine d’acheteurs potentiels ont pu être identifiés par les gendarmes.
Lors de l’interpellation du suspect, les forces de l’ordre ont procédé à plusieurs saisies importantes : 718 grammes d’herbe de cannabis, 25 pieds de cannabis, mais aussi des objets interdits comme un poing américain et une bombe lacrymogène.
Présenté au parquet de Saint-Pierre le 3 mars 2026 dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), l’homme a été condamné à 12 mois d’emprisonnement. Le tribunal a également prononcé la révocation de 18 mois de sursis issus de sa précédente condamnation. Il a été immédiatement incarcéré.
Le téléphone portable utilisé pour le trafic ainsi que l’argent saisi ont été confisqués.
Les gendarmes soulignent que cette affaire illustre la vigilance des forces de l’ordre face au trafic de stupéfiants, qui demeure une priorité dans le département. Grâce à l’enquête menée par les militaires de Saint-Joseph, ce réseau local de revente a pu être démantelé.
