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Mort d’un soldat français en Irak : l’adjudant-chef Arnaud Frion tué lors d’une attaque près d’Erbil

La France est en deuil après la mort de l’adjudant-chef Arnaud Frion, membre du 7ᵉ bataillon de chasseurs alpins (7ᵉ BCA) basé à Varces, tué lors d’une attaque contre des forces françaises dans la région d’Erbil, au Kurdistan irakien. L’annonce a été faite par le chef de l’État dans un message publié sur le réseau social X.

Selon les autorités françaises, le militaire « est mort pour la France » alors qu’il participait aux opérations menées dans le cadre de la coalition internationale engagée contre l’organisation terroriste Daech en Irak depuis 2015. L’attaque a également fait plusieurs blessés parmi les soldats français présents sur place.

Dans son message, le président de la République a rendu hommage au sous-officier disparu et exprimé le soutien de la Nation à ses proches et à ses compagnons d’armes. « À sa famille, à ses frères d’armes, je veux dire toute l’affection et la solidarité de la Nation », a-t-il déclaré.

Le chef de l’État a également indiqué que la France se tient aux côtés des militaires blessés et de leurs familles. Les circonstances précises de l’attaque n’ont pas été détaillées à ce stade, mais elle a visé des forces françaises engagées dans des missions de soutien et d’appui à la lutte contre le terrorisme.

Depuis 2015, la France participe à la coalition internationale contre Daech, notamment à travers l’opération Chammal, qui vise à appuyer les forces locales dans la lutte contre l’organisation jihadiste. Les militaires français déployés en Irak participent principalement à des missions de formation, de conseil et de soutien aux forces irakiennes.

Le président de la République a fermement condamné l’attaque. « Cette attaque contre nos forces engagées dans la lutte contre Daech depuis 2015 est inacceptable », a-t-il affirmé.

Le chef de l’État a également rappelé que la présence française en Irak s’inscrit « dans le strict cadre de la lutte contre le terrorisme ». Il a ajouté que « la guerre en Iran ne saurait justifier de telles attaques », soulignant la volonté de Paris de dissocier ce déploiement militaire des tensions régionales actuelles.

La mort de l’adjudant-chef Arnaud Frion constitue un nouveau rappel des risques auxquels restent exposés les militaires français engagés dans les opérations extérieures. Une enquête devrait permettre d’établir plus précisément les circonstances de l’attaque.

(Photo : Chef d’état major des Armées – X)

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