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Et l’Assemblée nationale se leva pour saluer Adolf

Le 12 février 2026, une confrontation éclate à Lyon entre des militants d’ultradroite et des antifascistes.

À la suite de cet affrontement, Quentin Deranque décède le 14 février.

Sans attendre les conclusions de l’enquête, le 17 février 2026, une minute de silence est observée à l’Assemblée nationale. Une minute de silence que n’ont jamais connue celles et ceux tombés sous les coups de l’ultradroite.

Si la mort d’un homme ne peut être que déplorée, une enquête de Médiapart révèle pourtant un tout autre visage du jeune homme.

Dans un article publié le 13 mars 2026, la journaliste Bérénice Gabriel rapporte que Quentin Deranque, dissimulé derrière un pseudonyme, n’hésitait pas à écrire : « Moi je soutiens Adolf, mais chacun son truc. » Et ce n’était pas tout. Toujours selon Médiapart, il écrivait également : « On ne veut pas vivre avec des Africains, qu’ils soient délinquants ou non », avant d’ajouter encore : « On veut le fascisme. »

Ces propos étaient peut-être inconnus au moment de la minute de silence. Mais ils en disent long sur la précipitation — ou l’aveuglement — de l’Assemblée nationale, d’autant que plusieurs médias avaient déjà évoqué l’appartenance du jeune homme à des groupuscules d’ultradroite.

Après les révélations de Médiapart, certains se sont empressés de présenter des excuses. Une posture commode, partagée aussi bien à droite qu’à gauche, chacun rivalisant désormais d’explications embarrassées.

Mais pendant ce temps-là, l’Assemblée nationale, elle, s’est levée.

Et en se levant, ce n’est pas seulement la mémoire d’un jeune homme qu’elle a honorée, mais, en creux, le fascisme et l’ombre d’Hitler.

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