Réunionnais, il faudra mettre la main à la poche pour le carburant et d’autres produits.
L’agression de l’Iran par les États-Unis et Israël aura eu raison du prix du pétrole. Cette situation est devenue très contraignante pour l’ensemble des pays dépendant des énergies fossiles.
La Réunion, département français insulaire, n’échappe donc pas à ce choc pétrolier. Très dépendante de l’extérieur et ne jouissant pas d’une autonomie alimentaire, la grande majorité des produits de consommation est importée sur le territoire.
Cette dépendance va entraîner une augmentation du coût du fret et, par répercussion, une hausse des prix des marchandises dans les magasins.
Le préfet de La Réunion, Patrice Latron, l’a fait savoir. Le représentant de l’État n’exclut pas, dans les prochains jours, non seulement une inflation du prix des produits sur le marché, mais a également indiqué que le carburant pourrait augmenter de plusieurs dizaines de centimes. Il a même évoqué la possibilité que le sans-plomb atteigne les 2 €. Le prix du gaz fera lui aussi l’objet d’une augmentation.
Dans un département français où le taux de pauvreté oscille entre 35 % et 36 %, cette situation n’est pas de nature à améliorer les choses, notamment pour les jeunes et les familles monoparentales, qui sont les plus impactés.
Les Réunionnais sont prévenus : il faudra mettre la main à la poche et peut-être revoir leur mode de consommation.
