Réunion

Tampon : que les agents municipaux se rassurent, il n’y aura pas de chasse aux sorcières de la part d’Alexis Chaussalet

Dans le cadre des élections municipales de cette année, de nombreux agents municipaux se sont engagés auprès de l’ancienne majorité.

D’aucuns parmi eux ont fait du porte-à-porte, affichant leur soutien à Patrice Thien Ah Koon, outils de propagande à la main.

En France, tout citoyen a le droit d’exprimer ses idées politiques dès lors que celles-ci ne nuisent pas à l’État. Ce droit est également accordé aux agents de la fonction publique, en dehors du cadre de leur activité, bien qu’ils soient tenus à un devoir de réserve dans l’exercice de leurs fonctions.

Pour un agent communal, soutenir tel ou tel candidat en dehors de ses heures de travail n’est donc pas un délit.

Et Alexis Chaussalet, nouveau maire du Tampon — ou du moins celui qui le deviendra officiellement le 24 mars lors de son premier conseil municipal à Bourg-Murat — le sait pertinemment.

Lors de la victoire de sa liste, le maire de 32 ans l’a d’ailleurs affirmé : il n’y aura pas de chasse aux sorcières. Il est le maire de tout le monde. Rien que ça.

D’ailleurs, aucune pression ne peut être exercée sur les agents communaux, comme l’a rappelé le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, à l’égard de Bally Bagayoko :
« Aucune autorité municipale ne peut légalement laisser entendre que la situation d’agents communaux, leur affectation ou leur maintien en fonctions pourraient dépendre de leur adhésion, réelle ou supposée, aux orientations politiques de l’exécutif municipal. »

Alexis Chaussalet, passé par un IEP, ne peut donc ignorer ce principe. Mais, à l’entendre, il n’a jamais été question de sanctionner les agents communaux ayant soutenu d’autres candidats que lui.

Que les agents communaux se rassurent donc. Bien entendu, la gestion de la commune lui appartient désormais. Il est donc libre de réorganiser les services en fonction des besoins — des vrais, cette fois.

Et comme il l’a annoncé, il devrait mettre un terme au clientélisme qui avait cours jusqu’à présent. Un clientélisme qui permettait à certains membres de mêmes familles d’occuper des postes en mairie, parfois sans compétence particulièrement remarquable.

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