Trump, Netanyahou : le foutoir mondial
Sans tenir compte du droit international, Donald Trump et Benyamin Netanyahou ont attaqué l’Iran le 28 février 2026, sous prétexte que ce pays était en voie d’acquérir l’arme nucléaire.
Face à cette agression, l’Iran a riposté. Et, contre toute attente, le régime des mollahs fait preuve d’une résilience à toute épreuve, mettant en péril l’économie mondiale en bloquant le détroit d’Ormuz.
Une situation que Trump et Netanyahou n’avaient manifestement pas anticipée, et qui les contraint désormais à solliciter les alliés de l’OTAN.
Reste que le mépris affiché par Trump à l’égard des pays de l’OTAN et du droit international lui revient aujourd’hui en pleine face, d’autant plus que ces alliés n’ont jamais été consultés pour une telle opération contre un État souverain comme l’Iran.
L’Espagne lui a opposé une fin de non-recevoir, tandis que la France a pris ses distances dans ce conflit, tout en réaffirmant sa volonté d’assurer la sécurité des pays du Golfe avec lesquels elle est liée par des accords de défense.
Dans le cadre de cette intervention, le monde assiste à des déclarations contradictoires de Donald Trump, qui semble ne plus maîtriser la situation. Le président américain est même allé jusqu’à accuser ses collaborateurs de l’avoir trompé.
Quant à l’existence d’une menace iranienne imminente à l’égard des États-Unis, cette thèse est remise en cause par le directeur du Centre national de lutte contre le terrorisme, Joe Kent, qui a démissionné le 17 mars 2026.
Par ailleurs, la destruction des infrastructures liées au programme nucléaire iranien et les évaluations du renseignement américain — notamment celles associées à Avril Haines, ancienne directrice du renseignement national — viennent fragiliser l’argument d’une attaque nucléaire imminente.
Dans la foulée, des désaccords apparaissent entre les États-Unis et Israël quant aux objectifs poursuivis : là où Israël semble viser un changement de régime, les États-Unis privilégient une logique de stabilisation régionale et de containment de l’Iran.
Si, sur le plan militaire, les États-Unis et Israël apparaissent préparés, leur stratégie globale reste incohérente, et leur action politique et diplomatique demeure fragile.
Quoi qu’il en soit, cette intervention a contribué à créer un désordre mondial majeur. Le détroit d’Ormuz, par lequel transite près de 20 % du pétrole mondial, se retrouve perturbé, provoquant une flambée des prix de l’énergie et une mise sous tension de l’économie mondiale.

