Réunion

La Poste de La Réunion condamnée : plus de 500 000 euros pour un médecin du travail

La Poste de La Réunion a été lourdement condamnée par la Cour d’appel dans un dossier opposant l’entreprise à l’un de ses médecins du travail. Dans un arrêt rendu le 30 avril 2026, la juridiction a prononcé la résiliation judiciaire du contrat aux torts exclusifs de l’employeur, aggravant encore la facture déjà infligée en première instance.

Selon un communiqué diffusé par le syndicat SUD Poste Réunion, le montant total des condamnations atteindrait 514 082,16 euros. Une somme à laquelle s’ajouteraient, selon le syndicat, près de 260 000 euros de salaires bruts versés pendant deux années d’attente de jugement.

Le dossier met en cause la gestion disciplinaire menée par La Poste à l’encontre du médecin du travail concerné. Le syndicat évoque notamment des faits prescrits et une sanction de mise à pied de deux mois finalement retirée à la veille de l’audience.

En détail, la Cour d’appel aurait accordé plusieurs indemnités au salarié, dont 64 928 euros au titre du préavis, 43 285,35 euros d’indemnité conventionnelle de licenciement, 40 000 euros pour licenciement sans cause réelle et sérieuse ainsi que 324 640,17 euros pour violation du statut protecteur. Des indemnités liées aux congés payés et des frais de justice viennent compléter la condamnation.

Déjà condamnée en première instance à verser plus de 327 000 euros, La Poste avait choisi de faire appel. Une décision qui se retourne aujourd’hui contre l’entreprise publique avec une condamnation encore plus importante.

Dans son communiqué, SUD Poste Réunion dénonce une « gestion sociale calamiteuse » et affirme alerter depuis plusieurs années sur les pratiques reprochées au médecin du travail ainsi que sur l’inaction de la direction. Le syndicat critique également le recours répété aux procédures disciplinaires et contentieuses, alors que plusieurs dossiers seraient actuellement pendants devant les Prud’hommes à La Réunion.

Le syndicat estime enfin que les fonds engagés dans ces procédures devraient être consacrés à l’amélioration des conditions de travail des salariés réunionnais plutôt qu’au financement de contentieux judiciaires.

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