Hantavirus Andes : la France place des passagers en quarantaine après une alerte sanitaire liée au navire MV Hondius
Le gouvernement français a publié un décret d’urgence au Journal officiel afin de prévenir tout risque de propagation de l’hantavirus de souche Andes après le retour sur le territoire national de personnes ayant séjourné à bord du navire d’expédition MV Hondius.
Selon le décret du 10 mai 2026, les passagers présents sur le navire entre le 1er avril et le 10 mai 2026 devront faire l’objet de mesures sanitaires strictes comprenant des évaluations médicales et épidémiologiques, une quarantaine, voire un isolement pouvant aller jusqu’à 42 jours.
Le texte prévoit également que les personnes ayant été en contact avec des passagers potentiellement infectés puissent elles aussi être placées en quarantaine si les autorités sanitaires considèrent qu’il existe un risque sérieux d’infection. Deux vols internationaux reliant Sainte-Hélène, Johannesburg puis Amsterdam sont également mentionnés dans le décret. Les passagers concernés doivent se signaler rapidement aux autorités sanitaires françaises et respecter une quarantaine à domicile dans l’attente d’une évaluation médicale.
Les hantavirus sont une famille de virus principalement transmis à l’être humain par certains rongeurs infectés. La contamination survient généralement par inhalation de particules provenant d’urine, d’excréments ou de salive de rongeurs contaminés. Plus rarement, elle peut également se produire après une morsure ou un contact direct avec des surfaces souillées. La souche Andes, mentionnée dans le décret français, fait l’objet d’une vigilance particulière car elle présente une caractéristique rare : une transmission possible entre humains. Cette souche est principalement observée en Amérique du Sud, notamment au Chili et en Argentine.
Les premiers symptômes ressemblent souvent à ceux d’une forte grippe avec de la fièvre, une fatigue importante, des douleurs musculaires, des maux de tête ou encore des troubles digestifs. Dans les formes les plus graves, l’infection peut évoluer rapidement vers de sévères difficultés respiratoires nécessitant une hospitalisation en réanimation.
La décision du gouvernement montre que les autorités prennent très au sérieux le risque lié à cette souche spécifique du virus. Le décret précise d’ailleurs que le non-respect des mesures de quarantaine ou d’isolement pourra entraîner des sanctions prévues par le code de la santé publique. Pour l’heure, aucun détail supplémentaire n’a été communiqué publiquement concernant le nombre exact de cas potentiels ou confirmés parmi les passagers du MV Hondius, mais la mise en place immédiate de mesures d’isolement témoigne d’une volonté de limiter tout risque de propagation sur le territoire national.
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