Commission des Lois : LFI accuse le RN et la majorité présidentielle d’avoir porté une élue condamnée à la vice-présidence
La tension monte à l’Assemblée nationale après la publication d’un communiqué virulent des députés de La France insoumise (LFI) siégeant à la commission des Lois. Le groupe dénonce l’élection de la députée du Rassemblement national Marie-France Lorho à la vice-présidence de cette commission stratégique, avec le soutien de la majorité présidentielle.
Dans leur communiqué diffusé le 13 mai, les élus insoumis qualifient cette désignation de « provocation » et accusent la « Macronie » et le RN d’avoir fait élire « une délinquante en col blanc » au sein d’une instance parlementaire chargée notamment des questions de justice et d’organisation des travaux législatifs.
Les députés LFI rappellent que Marie-France Lorho a été condamnée à 18 mois de prison avec sursis ainsi qu’à cinq ans d’inéligibilité dans une affaire liée à des faits de subornation de témoin, d’emploi fictif et de détournement de fonds publics au préjudice de l’Assemblée nationale. Selon le communiqué, la jurisprudence lui permet toutefois de conserver son mandat parlementaire jusqu’à son terme.
Cette élection intervient dans un contexte de recomposition du bureau de la commission des Lois, à la suite des dernières élections municipales et du départ de plusieurs députés devenus maires. La commission a ainsi procédé au renouvellement de plusieurs fonctions internes.
Pour les élus insoumis signataires du texte, cette nomination envoie un « mauvais signal » alors même que la commission des Lois joue un rôle central dans les débats relatifs à la justice, aux libertés publiques et au fonctionnement des institutions. Le communiqué est signé notamment par Ugo Bernalicis, Gabrielle Cathala, Danièle Obono, Thomas Portes et Élisa Martin.
Aucune réaction officielle du Rassemblement national ni de la majorité présidentielle n’avait encore été publiée au moment de la diffusion du communiqué de LFI.
