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Nouvelle-Calédonie : le FLNKS accuse la France de ne pas respecter la résolution 35/118 de l’ONU protégeant les peuples autochtones

Le Front de Libération Nationale Kanak et Socialiste (FLNKS) hausse le ton à propos de la question du corps électoral en Nouvelle-Calédonie. Dans un communiqué publié ce 15 mai 2026, le mouvement indépendantiste accuse directement l’État français de ne pas respecter la résolution 35/118 de l’Assemblée générale des Nations unies, qui demande aux puissances administrantes de prévenir toute évolution démographique susceptible de rendre minoritaire le peuple autochtone dans les territoires en cours de décolonisation.

Le FLNKS estime que la gestion du corps électoral provincial par la France constitue depuis plusieurs décennies « un scandale d’État » révélant les défaillances de la puissance administrante chargée de mener le processus de décolonisation du territoire.

Le mouvement rappelle que depuis les accords de Matignon-Oudinot puis l’accord de Nouméa, l’État n’aurait jamais réussi à mettre en place des listes électorales spéciales exemptes de contestations, d’exclusions ou de contentieux. Pour le FLNKS, cette incapacité fragilise la sincérité du processus démocratique et remet en cause les engagements pris dans le cadre des accords politiques conclus depuis 1988.

Dans son communiqué, le FLNKS insiste particulièrement sur la résolution 35/118 adoptée par l’ONU le 11 décembre 1980. Selon le mouvement indépendantiste, ce texte impose à la France, en tant que puissance administrante, l’obligation de protéger le peuple kanak contre une évolution démographique qui pourrait le rendre minoritaire sur sa propre terre.

Le FLNKS considère ainsi que le maintien d’un corps électoral restreint pour les élections provinciales ne constitue ni une atteinte à la démocratie ni une remise en cause des principes républicains, mais au contraire une garantie politique et constitutionnelle indispensable au processus de décolonisation engagé en Nouvelle-Calédonie.

Le mouvement affirme également qu’aucun consensus politique n’existe aujourd’hui concernant un éventuel élargissement du corps électoral provincial. Toute réforme imposée unilatéralement par l’État serait, selon lui, une remise en cause directe de la méthode consensuelle issue des accords de Matignon et de Nouméa.

Malgré ces critiques, le FLNKS réclame la tenue des élections provinciales « en temps et en heure », au plus tard le 28 juin 2026. Le mouvement estime que le respect du calendrier électoral demeure indispensable pour assurer la continuité institutionnelle et préserver la légitimité des institutions calédoniennes.

En conclusion, le FLNKS appelle l’État français à « faire preuve de responsabilité », à renoncer à toute logique de passage en force et à respecter strictement les engagements historiques, constitutionnels et internationaux encadrant le processus de décolonisation de la Nouvelle-Calédonie.

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