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De possibles réparations de l’esclavage selon Emmanuel Macron

L’esclavage, ce crime contre l’humanité auquel a participé la France sous le règne de Louis XIII à partir de 1642 et jusqu’au 27 avril 1848, date de son abolition portée notamment par Victor Schœlcher, représente encore aujourd’hui en France un traumatisme profond pour les descendants de ceux qui furent réduits à l’état de biens meubles.

Bien que la loi Taubira ait été adoptée définitivement par le Sénat le 10 mai 2001 puis promulguée le 21 mai de la même année, reconnaissant la traite négrière et l’esclavage comme crimes contre l’humanité, cette reconnaissance mémorielle n’avait, jusqu’à présent, débouché sur aucune réparation concrète.

Ce jeudi 21 mai 2026, Emmanuel Macron a toutefois franchi un cap en évoquant, à l’Élysée, la possibilité d’éventuelles réparations.

Le chef de l’État a ainsi déclaré : « Comment réparer un tel crime ? C’est une question qu’il ne faut pas refuser et sur laquelle il ne faut pas faire de fausses promesses. »

Pour le président de la République, la reconnaissance de l’esclavage comme crime contre l’humanité, portée par Christiane Taubira il y a 25 ans, doit également passer par des « réparations » afin de « porter ensemble ce chagrin », tout en rejetant dans le même temps toute nouvelle démarche de repentance.

Dans le cadre de cette annonce, le président n’a pas caché que « l’identité française est faite de grands récits et de crimes », avant d’ajouter qu’il n’y avait « d’identité française ni dans le déni, ni dans l’effacement de ce que nous avons fait, ni dans le refus d’avancer sur les réparations ».

Reste désormais à savoir comment pourraient se concrétiser ces réparations, d’autant plus que le chef de l’État achèvera son mandat présidentiel dans un an.

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