Réunion

Ancien principal du collège Juliette-Dodu : 13 ans de réclusion criminelle pour les viols de ses deux filles

Il s’était lui-même présenté au commissariat pour avouer les faits. Six ans plus tard, la Cour criminelle de La Réunion a condamné Jacques Gorisse, ancien principal du collège Juliette-Dodu à Saint-Denis, à 13 ans de réclusion criminelle pour les viols de sa fille adoptive et les agressions sexuelles commises plusieurs années auparavant sur sa fille aînée. Son ex-compagne a également été condamnée pour ne pas avoir dénoncé les crimes.

Le verdict est tombé ce jeudi 2 juillet, après deux jours d’audience devant la Cour criminelle de La Réunion. Jacques Gorisse, ancien principal du collège Juliette-Dodu à Saint-Denis, a été reconnu coupable des viols commis sur sa fille adoptive ainsi que des agressions sexuelles perpétrées sur sa fille issue d’une première union. Il a été condamné à 13 ans de réclusion criminelle. La juridiction a également prononcé à son encontre une injonction de soins, une interdiction de paraître au domicile des victimes ainsi qu’une interdiction définitive d’exercer toute activité professionnelle ou bénévole en contact avec des mineurs.

À ses côtés comparaissait son ancienne compagne. Poursuivie pour non-dénonciation de crimes et de délits commis sur un mineur de moins de 15 ans, elle a été condamnée à trois mois d’emprisonnement avec sursis. Les magistrats ont considéré qu’elle n’avait pas signalé les violences dont était victime sa fille, alors âgée de 8 ans et demi.

L’affaire avait débuté le 13 mars 2020 dans des circonstances peu communes. Ce jour-là, Jacques Gorisse, alors âgé de 59 ans, s’était présenté de son propre chef au commissariat Malartic de Saint-Denis, accompagné de son avocat. Il ne venait pas déposer plainte, mais se dénoncer. Ses aveux avaient conduit les enquêteurs à ouvrir une information judiciaire et à approfondir les investigations.

Au fil de l’enquête, les policiers ont découvert que les faits ne concernaient pas uniquement sa fille adoptive. Plusieurs années auparavant, l’homme avait déjà commis des agressions sexuelles sur sa fille aînée, née d’une précédente union. Ces révélations ont considérablement alourdi le dossier présenté devant la Cour criminelle.

Durant les débats, les victimes, aujourd’hui adultes, sont revenues sur les violences subies et leurs conséquences. La défense a rappelé que l’accusé était à l’origine de la procédure judiciaire en s’étant dénoncé spontanément, tout en soulignant les regrets qu’il exprimait. Les parties civiles ont, pour leur part, insisté sur la nécessité d’une reconnaissance pleine et entière des faits et de la souffrance endurée.

Avec cette condamnation à 13 ans de réclusion criminelle, la Cour criminelle met un terme à une procédure ouverte il y a plus de six ans, tout en reconnaissant la gravité des violences sexuelles commises sur les deux jeunes victimes.

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