Réunion

Plus d’une tonne de cocaïne saisie au large de La Réunion : huit marins mis en examen

Une importante opération de lutte contre le trafic international de stupéfiants a permis la saisie de 1 185 kilogrammes de cocaïne dans le sud de l’océan Indien. L’interception du voilier suspect, réalisée sous l’autorité du préfet de La Réunion dans le cadre de l’action de l’État en mer, constitue la cinquième saisie maritime de stupéfiants dans cette zone depuis le début de l’année 2026.

L’opération a été menée grâce à des renseignements fournis par le Maritime Analysis and Operations Centre (Narcotics) (MAOC-N), basé à Lisbonne. Après avoir localisé le voilier, les autorités françaises ont obtenu l’accord de la République de Pologne, conformément à la Convention des Nations unies contre le trafic illicite de stupéfiants, pour procéder à son arraisonnement.

Le 25 juin 2026, les forces d’action navale de la Marine nationale, placées sous le contrôle opérationnel du commandant supérieur des Forces armées dans la zone sud de l’océan Indien (FAZSOI), ont intercepté le voilier dans une zone particulièrement isolée, à proximité des « quarantièmes rugissants ». La visite du navire a permis de découvrir 1,185 tonne de cocaïne.

La procureure de la République près le tribunal judiciaire de Saint-Denis a ordonné la judiciarisation de l’affaire. L’Antenne de l’Office antistupéfiants (OFAST) et la Section de recherches de Saint-Denis ont été chargées des investigations.

À leur arrivée à La Réunion, le 4 juillet, les huit marins présents à bord ont été placés en garde à vue. La totalité de la drogue saisie a ensuite été détruite. Le Parquet national anti-criminalité organisée (PNACO), saisi du dossier, a ouvert une information judiciaire le 7 juillet.

Présentés à un juge d’instruction à Paris le 10 juillet, les huit suspects ont été mis en examen et placés en détention provisoire. Ils sont poursuivis notamment pour transport, détention, exportation et importation de produits stupéfiants en bande organisée, ainsi que pour participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime.

Les investigations se poursuivent sous la conduite de l’OFAST et de la Section de recherches de Saint-Denis, avec le concours des enquêteurs de la gendarmerie maritime.

Dans leur communiqué commun, les ministères de la Justice et de l’Intérieur soulignent que cette opération est la première saisie réalisée aussi loin des premières terres habitées dans le sud de l’océan Indien. Elle illustre, selon les autorités, l’efficacité de la coopération internationale et interministérielle dans la lutte contre les trafics de stupéfiants dans cette région stratégique.

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