Bally Bagayoko visé par une enquête du PNF : le maire de Saint-Denis dénonce des « attaques politiques »
Le parquet national financier (PNF) a annoncé, lundi 24 août 2026, l’ouverture d’une enquête préliminaire concernant les conditions dans lesquelles Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), a été employé par la RATP. Les investigations portent notamment sur de possibles faits de détournement de fonds publics.
L’affaire trouve son origine dans un article du Canard enchaîné s’intéressant à la situation professionnelle de l’élu et à un possible cumul entre un emploi à temps plein à la RATP et l’exercice de mandats politiques locaux. Des plaintes de l’association AC !! Anti-corruption ont également été transmises à la justice concernant de possibles emplois fictifs d’élus parisiens et franciliens au sein de la régie de transports.
Selon le PNF, l’enquête doit permettre de « procéder aux vérifications utiles concernant les conditions d’emploi » de Bally Bagayoko à la RATP. Les investigations devront notamment établir la réalité de son activité professionnelle et les conditions dans lesquelles celle-ci s’articulait avec ses responsabilités politiques.
Quelques heures après l’annonce de l’ouverture de cette enquête, Bally Bagayoko a réagi sur sa page Facebook. Le maire affirme avoir appris l’information « par voie de presse » et conteste fermement les accusations portées à son encontre.
Il dénonce une « campagne de calomnies » menée, selon lui, par Le Canard enchaîné et met directement en cause le journaliste Frédéric Haziza ainsi que David Lebon, qu’il présente comme le directeur de cabinet de l’ancien maire socialiste de Saint-Denis–Pierrefitte, Mathieu Hanotin.
Bally Bagayoko assure toutefois vouloir collaborer avec la justice et souhaite que les investigations avancent rapidement. « Je souhaite que cette affaire soit traitée le plus rapidement possible et me tiens à disposition de la justice », écrit-il.
L’élu LFI se dit également « serein sur l’issue » de l’enquête et considère que les accusations ne sont pas fondées. Il leur attribue par ailleurs une dimension politique, estimant que leur médiatisation intervient au lendemain des Amfis de La France insoumise à Valence.
Le maire hausse ensuite nettement le ton contre ses adversaires, accusant certains d’être « prêts à tout pour salir l’honneur et la réputation de leurs adversaires politiques ». Il estime également que ces attaques participeraient, selon lui, au « discours de l’extrême droite ».
« Au final, tout cela ne sera qu’une défaite supplémentaire pour vous. Le déshonneur en plus », lance Bally Bagayoko à ses détracteurs.
Malgré l’enquête, l’élu affirme vouloir poursuivre normalement son action à la tête de la municipalité et de Plaine Commune. Il assure que son énergie et celle de sa majorité restent consacrées au projet politique pour lequel elles ont été élues.
L’ouverture d’une enquête préliminaire ne signifie pas que les faits reprochés sont établis. Les investigations du PNF doivent désormais permettre de vérifier les conditions d’emploi et de rémunération de Bally Bagayoko à la RATP et de déterminer si elles sont susceptibles de caractériser une infraction pénale.
