Municipales 2026 : la justice confirme les résultats au Tampon, à La Possession, aux Avirons et à Saint-Louis
Le « troisième tour » judiciaire des élections municipales touche à sa fin dans quatre communes de La Réunion. Ce mardi 8 septembre 2026, le tribunal administratif a rejeté les recours contestant les résultats des scrutins du Tampon, de La Possession, des Avirons et de Saint-Louis. Les élections des équipes municipales en place sont donc confirmées.
Ces décisions étaient attendues après l’examen des différentes protestations électorales. Le 2 septembre dernier, le rapporteur public avait préconisé le rejet des requêtes déposées dans ces quatre dossiers. Le tribunal administratif a finalement suivi ses conclusions.
À La Possession, le recours concernait l’élection d’Erick Fontaine face à Vanessa Miranville. Le scrutin avait été particulièrement serré : Erick Fontaine avait obtenu 7 334 voix, soit 50,35 % des suffrages exprimés, contre 7 233 voix et 49,65 % pour Vanessa Miranville. Seulement 101 voix séparaient donc les deux candidats. La contestation de l’ancienne maire n’a pas convaincu le tribunal, qui confirme l’élection d’Erick Fontaine.
Au Tampon, c’est l’élection d’Alexis Chaussalet qui est confortée par la décision de la justice administrative. Celui-ci avait remporté le second tour des municipales face notamment au maire sortant Patrice Thien Ah Koon. Le recours contestant le résultat est rejeté et Alexis Chaussalet reste donc pleinement installé à la tête de la commune.
Même issue aux Avirons. L’élection d’Éric Ferrère est confirmée par le tribunal administratif, qui n’a pas retenu les arguments avancés pour obtenir l’annulation du scrutin.
À Saint-Louis enfin, la réélection de Juliana M’Doihoma, acquise dès le premier tour, est elle aussi validée. La maire avait recueilli 8 462 voix lors du scrutin. La protestation électorale déposée contre son élection a été rejetée.
Ces quatre décisions viennent ainsi conforter les résultats sortis des urnes en mars dernier après plusieurs mois d’incertitude judiciaire. Elles ne ferment toutefois pas nécessairement tous les dossiers : les requérants qui souhaitent poursuivre leur contestation disposent encore de la possibilité de saisir le Conseil d’État.
